Du 1er au 10 décembre 2014 : exploration de la Turquie centrale

Cappadoce

Arrivés à Ankara nous sommes plongés dans la circulation chaotique de la ville, qui se révèle même plus violente que celle d’Istambul.

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Visite du musée des civilisations anatoliennes, ça change des grecs et des romains, on découvre les assyriens, les hittites et les phrygiens.

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En déambulant dans la ville nous sommes alpagués au coin d’une rue par Garance, une voyageuse à vélo que nous n’avions pas revue depuis Sarajevo. Nous échangeons nos impressions et nos expériences.

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En attendant nos visas, nous effectuons un trip mi-vélo, mi-kamyon. Il est relativement facile d’arrêter quelques poids lourds sur le bord de la route et d’embarquer nos vélos à bord. Nous pouvons ensuite nous assoir sur le lit qui jouxte les sièges conducteur et passager. Seule obligation : retirer ses chaussures. Comme si la cabine était une maison orientale, on ne met pas ses pompes sur le tapis.

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Nous roulons au bord du Tüz Gölu, le lac salé, qui a des airs de Salar d’Uyuni. Au coeur de la plaine anatolienne, le lac très peu profond (2 m au maximum) et sans déversoir est une énorme réserve de sel.

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En quelques trajets en kamyon nous voici à Gorëme, village touristique niché au coeur de la Cappadoce. Nous retrouvons les touristes chinois adeptes du selfie-iphone et mesurons tout le décalage qui peut exister pour nous avec ces derniers.

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Les magnifiques drapés des vallées roses et rouges se déploient de chaque côté de nos vélos. Le tuff sculpté par l’érosion est creusé par endroit en de petites églises ou ermitage des moines antiques. Impossible pour nous de trouver toutes les cavités qui se trouvent au bord du chemin, mais tant pis. C’est l’exploration qui fait tout le sel de la ballade.

Les ermites d’aujourd’hui semblent plutôt être quelques hippies plus européens que turcs.

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Viennent ensuite les cheminées de fée, tours évoquant des chandelles ou des phallus, dressées à l’ombre des montgolfières transportant en 20 minutes chinois et anglais au-dessus de la vallée.

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Dans le musée en plein air de la ville, une rombière britannique en anorak rose rappelle à Florian que les photos, même sans flash, « it’s forbidden ». De quoi se mêle-t-elle, elle peut pas retourner dans son bus ?!

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La rue qui jouxte le musée est pleine d’attrape-touriste. Dire que beaucoup d’entre eux ne quittent pas ce minuscule îlot artificiel et croit découvrir la Turquie comme ça. Quand l’un d’eux propose à Florian de faire une photo « tapis volant » grâce à sa grande caisse à fond vert, celui-ci répond : « thanks but I’ve ever been in Disneyland ».

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Conséquence de ce tourisme de masse arrivant sur ce coin reculé de l’Asie mineure : alors que nous faisons quelques kilomètres entre Gorëme et Derinkuyu, dans un village sans site touristique, des enfants nous tendent le bras en ne sachant dire que : « money, money ! ». Nous les envoyons très gentiment balader dans leur langue.

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Derinkuyu, ville souterraine et troglodyte.

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Un camionneur, après nous avoir transporté, va même jusqu’à nous proposer de nous donner de l’argent. Nous refusons net.

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Dans le musée de Mevlana, nous découvrons le soufisme et les derviches tourneurs. Des places gratuites nous tombent du ciel pour assister à la ronde rituelle des mystiques en ce premier jour du festival annuel.

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Retour final en bus à Ankara. Les bus intercités sont d’un confort exceptionnel, avec écran individuel comme dans un avion.

Un commentaire sur “Du 1er au 10 décembre 2014 : exploration de la Turquie centrale

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