Sous le regard d’Ararat, lundi 22 décembre 2014

Ararat

Au lever, ciel bleu et vierge, un petit zéro degré bien agréable.

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Le mont Ararat est là, grandiose dans la plaine d’altitude, le vénérable seigneur est recouvert de blanc. Selon la légende, Noé débarqua sa ménagerie au sommet de cette montagne lorsque Dieu eu fini de karcheriser la terre.

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Nous nous renseignons pour mettre nos vélos dans un minibus, Elise veut faire baisser le prix, ce qui a pour effet de le faire doubler sous prétexte des bicyclettes encombrantes. Mieux vaut partir sur nos montures, le temps est clair.

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Alors qu’Ararat nous tient sous son regard pendant longtemps, nous suivons une route en pente douce. À mi-hauteur, le mont est entouré d’un fin anneau de nuage comme Saturne est entourée de ses poussières d’étoiles.

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Sur le bas-côté s’amoncellent les ordures, dont pas mal de verre brisé, les chauffeurs de camion semblent se débarrasser des produits interdits.

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Huit kilomètres avant la frontière, nous croisons nos premiers camions à l’arrêt. La file des immatriculations turques, géorgiennes, turkmènes et iraniennes s’étire interminablement. Les poids lourds doivent probablement consacrer deux jours à passer la douane. On trouve même quelques camionnettes cuisine qui ravitaillent les routiers.

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Tampon bleu turc de sortie.

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Accueillis par une jeune femme ceinte de noir et parfaitement anglophone côté iranien. Nous lisons quelques conseils sanitaires auxquels les autorités semblent tenir et tamponés nous voici en République islamique d’Iran.

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Un cerbère en costume sable et talkie-walkie arrête nos vélos à côté des voitures et nous emmène vers les tables de fouilles des bagages. Il se fait renvoyer par son supérieur qui lui dit de ne pas emmerder ces touristes. Il en vient pratiquement aux mains avec un Sarrafi (agent de change au noir mais légal et avantageux … et conseillé par la fonctionnaire des douanes, celle habillée de noir).

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Entre les postillons des sarrafis attirés comme les mouches par le miel, nous changeons un peu d’argent.

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Pas de transport à Bazargan à part les taxis, au milieu des « Hello my friend », nous partons vers Mako, sur du plat.

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La journée avance et le froid se fait piquant. Loin des constructions nouvelles de la Turquie, nous trouvons des maisons de briques moins hautes et pas toujours en bon état. Les minarets se font moins hauts et plus variés, octogonaux et colorés.

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Nous trouvons enfin la gare routière de Mako où le dernier bus pour Tabriz est déjà parti. Un anglo-iranien qui a voyagé depuis Douvres en voiture et l’a laissé sur le parking de la douane turque nous arrange le coup. Nous montons dans le bus de Téheran et serons « droppés » à Tabriz.

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Comme à chaque fois que nous passons d’un monde à l’autre, nous voici démunis dans une nouvelle langue. C’est à nous de demander : « Turkiye biliyorsun ? » pour demander notre direction.

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Premières observations, peut-être fausses, du jour sur l’alphabet perso-arabe : le zéro se note d’un point, le un d’un trait et le cinq d’un coeur sens dessus-dessous. Le T de Tabriz et Téhéran est une lettre verticale surmontée d’un double-point.

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En arrivant à Tabriz, nous observons sur notre droite les torchères de pétrole ou de gaz dans la nuit.

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Dans des circonstances rocambolesques, nous sommes accueillis par un vétérinaire azéri et sa charmante épouse, dans leur magnifique appartement.

4 Commentaires sur “Sous le regard d’Ararat, lundi 22 décembre 2014

  1. Bonsoir
    Je vous souhaite une jolie année à venir , que vous puissiez aller jusqu’au bout de votre rêve
    Bonne année et bon courage

  2. En ce 31 Décembre, nous vous souhaitons une excellente année 2015, qu’elle soit l’année de la réussite de « l’aventure » de votre vie, que celle ci se passe sans heurts et que la prudence soit votre ligne de conduite, nous tenons à vous. Nous pensons que ce soir, vous ne ferez pas d’excès, nous pensons très fort à vous.
    Nous venons de recevoir vos voeux, bonne nuit !!
    Nous vous embrassons.
    Bonne Année à vous deux.

  3. bonne année à vous deux. Que 2015 soit pour vous une année mémorable et que vous arriviez au but . Chapeau pour votre courage.

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