Chance ou malchance du vendredi 13 février ?

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Le ciel que nous observons est toujours légèrement voilé de blanc, ce qui le rend clair et un peu aveuglant.

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Nous passons la frontière vers midi. Elle est un bordel indescriptible. Les indiens et népalais n’ayant pas besoin de visa pour se rendre visite réciproquement, ils passent de l’un à l’autre bord dans le désordre. Les bureaux de l’immigration du Népal et de l’Inde sont tout petits, perdus dans toutes les boutiques de la rue.

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Comme au Népal, les chiens indiens sont complètement indifférents à notre sort. Ayant perdu en gabarit par rapport à leurs cousins européens, ils semblent bien trop occupés à survivre en mangeant les détritus qu’ils trouvent. Souvent les femelles errent, avec des mamelles faméliques et quelques chiots qui ont survécu. Pendant l’après-midi, les clébards commatent mi-morts, mi-endormis.

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Après une longue journée, la seule chambre que nous trouvons dans la ville visée nous répugne. Nous continuons alors que le soir tombe et n’avons pas envie de rouler de nuit pour notre première journée en Inde. Une futaie magnifique s’étend en sortie de Pharenda. Généralement c‘est dans ce genre de situation qu’une bonne surprise arrive.

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On nous a conseillé de nous adresser à deux restaurants plus loin sur la route, qui auront peut-être de quoi nous loger. Le premier nous recommande d’aller au deuxième, ce qui n’est pas bon signe.

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A peine quitter le Jungle Threat qui n’a pas voulu nous accueillir et où les singes jouaient dans les ordures, nous tombons sur un portail orné de deux grandes croix latines. Et derrière le portail, un grand bâtiment, un parc et une église. Au milieu de la forêt, nous pénétrons dans le domaine du diocèse de Gorakhpur.

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S’occupant des filles déficientes mentaux, deux soeurs nous dirigent vers le grand bâtiment qui sert de lieu de retraite et de séminaire pour les religieux de toute l’Inde. Deux prêtres indiens du Kerala, noirs comme l’ébène, nous accueillent. Nous dormons dans la chambre de l’évêque et profitons de tout le confort que l’on peut espérer

3 Commentaires sur “Chance ou malchance du vendredi 13 février ?

  1. Bonjour vous deux.
    Pour un vendredi 13, vous n’avez rien trouvé de mieux que de squatter une chambre « EPISCOPALE ». Vous êtes trop forts tous les deux.
    Nous vous embrassons très fort, et essayez de faire encore plus  » fort  » si cela est possible, la chambre Papale ou bien celle du Dalaï Lama peut être.

  2. continuons de vous lire avec plaisir et suivons les péripéties du voyage. Nous avons bien reçu également une jolie carte du 15 janvier passage en Iran vraissemblablement. Merci. Nous venons de lire les derniers messages d’arrivée en Inde. Bien le coup de la chambre le 13! Ici rhumes, bronchites etc. comme partout en France. Bonne continuation, belles découvertes et bonne santé…Papy et Mamy bises.

  3. Je prends un article au hasard de mes lectures pour vous remercier de nous avoir fait partager ce blog après le joyeux covoiturage que nous avons fait ensemble ! Je confesse l’avoir envoyé dans la foulée à quelques amis et membres de ma famille, tant vos aventures se lisent facilement et avec plaisir, votre talent littéraire nous fait voyager avec vous, et la force de votre périple nous inspire de l’admiration ! Vivement le livre =D

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