Route frontalière, samedi 21 mars 2015

21 mars

Les coqs de toutes les habitations alentours nous réveillent avant l’aube. Une brume chaude et opaque recouvre la ville et déjà quelques feux de broussaille sont allumés pour éliminer les tas de feuilles séchées qui recouvrent toute la terre.

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Après la messe, nous disons au revoir à Valpuea, notre hôte de la veille. Il nous a semblé toujours être un peu à l’ouest, il nous dit vouloir aller en France mais s’étonne d’apprendre que nous ne parlons pas l’anglais dans la vie courante et qu’il devra apprendre une autre langue. Finalement, il pense plutôt à Singapour.

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Nous avions des craintes pour cette route au milieu de la forêt. En fait, de part et d’autre du ruban d’asphalte, des cultures s’étendent sur quelques kilomètres et les maisons et villages sont nombreux pour se ravitailler. On trouve de l’eau partout et contrairement à l’Inde, peu de craintes de s’arrêter pour manger un bol de riz au lieu des affreux samoussas qu’on trouvait là-bas.

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Le soir, nous nous arrêtons dans un monastère de village, un monastère bouddhiste. Des tas de petits moinillons, la tête rasée et vêtus de leur toge rouge, nous aident à monter nos bagages dans une grande salle. Ils nous observent continuellement pendant que nous mangeons ou toute autre activité et rigolent tout le temps. De manière générale, les birmans respirent la bonne humeur et s’esclaffent dès que nous ne nous comprenons pas.

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Quand Elise se lave, Florian immobilise tous les enfants autour de lui. On lui propose une magnifique chique bien différente de la poudre que les indiens utilisent. Il s’agit de tranches d’un végétal inconnu (radis, oignons, …) emballées dans une feuille verte, en la mâchant, on en a plein les dents et l’on est censé recracher petit à petit les morceaux. C’est horrible, les dents sont couvertes d’un jus immonde et rouge, c’est la dernière fois que Florian essaie ça.

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Alors que la nuit tombe, un énorme groupe électrogène se met en marche pour tout le village, il se trouve juste à côté du monastère. deux heures plus tard, il s’éteint et toutes les lumières avec lui.

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