Sur les eaux sauvages, 7 avril 2015

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Plutôt que de pédaler par monts et par vaux pour atteindre le bout du lac, nous préférons arrêter une pirogue de transport de marchandises pour traverser le second lac de la vallée, quasiment ignoré de tous les touristes. Nous arrêtons donc une pirogue chargée de palmes tressées pour confectionner des toits.

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La traversée se fait sans encombre, au milieu d’abord des herbes et nénuphars, puis au milieu d’une grande étendue plus profonde, le père et le fils manoeuvrent et s’arrêtent à leur domicile pour changer de bateau. Nous arrivons à Pekon sans encombre.

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Les temples bordent les routes et des fidèles font résonner leurs grands pots en métal pour récolter les dons. En passant devant l’un d’eux, nous remarquons que des billets se trouvent dans le bas-côté. Les chauffeurs les chiffonnent et les jètent sans s’arrêter et ils ne sont pas toujours vite ramasser. En tout cas si nous manquons d’argent, nous pourrons toujours récolter les billets oubliés et l’argent jetée par les fenêtres.

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Des chrétiens sont de nouveaux présents, plus nombreux comme souvent en zone frontalière.

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Un drapeau étrange flotte partout, bleu et rouge, qui n’est pas un drapeau d’un des « États » que nous traversons.

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En arrivant à Laikaw, la capitale régionale, nous sentons tout de suite que la ville sent la richesse et la corruption. Plein de petits détails mettent la puce à l’oreille, depuis le golf municipal, la taille du quartier général des forces armées locales jusqu’à l’arrosage automatique de certains espaces verts. Un Training center japonais est logé dans un bâtiment somptueux.

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Nos recherches nous amènent dans un hôtel du gouvernement, l’un des seuls à avoir apparemment une licence pour nous. Mais les prix sont complètement déconnectés de la qualité de l’offre, l’arnaque est énorme pour ces établissement administrés par les autorités. Là où les choses deviennent comiques c’est quand on voit le mur de la réception tapissé de calendriers d’Aun San Suu Kyi.

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