Impressions vietnamiennes, 13 au 15 juin

affiches de propagandes

On a retrouvé le pain baguette en entrant au Vietnam. Héritage visiblement non renié de la colonisation gauloise, on trouve dès le matin quantité de mini-baguette à préparer en tartine ou en sandwich.

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Dans la campagne littorale, quelle surprise de trouver à l’horizon nombre d’églises, dont certaines rappellent les cathédrales d’Europe. Les styles se mélangent tout au long de la route, ici des ogives gothiques, là un campanile italien, à croire que les locaux peuvent réviser tous les styles du vieux continent en se baladant chez eux.

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Avec un soleil qui tape fort, on apprécie tout nuage qui fasse de l’ombre. Le ciel de cirrus ou de stratus est notre quotidien du moment.

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Au Vietnam, on croise de temps en temps quelques locaux équipés de prothèses, jamais vus auparavant. Un midi, attendant que les heures les plus chaudes s’écoulent dans un hamac, Florian se fait enjamber par un petit vieux qui manque de perdre sa jambe de bois.

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Un matin, Élise découvre qu’on a volé durant la nuit son chapeau qui se trouvait sur son vélo. Il était vraiment pourri et on peine à comprendre l’intérêt du larcin.

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Un midi, le restaurateur vient se poser à deux pas de notre table, nous admirant (enfin surtout Elise). Lorsqu’on lui demande le prix de la soupe de nouilles pour le sortir de sa léthargie, il nous affiche trois fois le prix attendu. Il paraît qu’il ne faut jamais s’énerver dans ce pays, ça ne se fait pas. Nous n’avons pas respecté l’usage.

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Plus loin, les commerces sont spécialisés dans la vente d’oiseaux et de longues pipes en bambou, on n’y brûle plus l’opium mais seulement du tabac fort.

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Le mâle vietnamien souffre aussi de la chaleur. Moins que nous, mais il lui faut relever son tee-shirt sur son ventre afin de se rafraichir. C’est tellement gracieux.

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Les plus beaux bâtiments des villes du pays restent quand même ceux du parti ou des universités, en style austère et ton pastel.

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Plus que partout ailleurs, le Vietnam reste le pays du deux roues. Là où la quadrupédie automobile progresse partout, le pays tient bon avec ses innombrables scooters. C’est là aussi qu’on retrouve les plus fous chargements. Certaines motos sont délicatement équilibrées et ne peuvent s’arrêter sans chuter sur le côte, d’où le train d’enfer de ces dernières. Pour d’autres on se demande comment la conductrice voit la route.

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