Ne pas perdre la face, 25 juin 2015

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Suite à l’orage d’hier, la rue principale de Hai Duong est complètement inondée. Le ciel est clair et nous nous lançons sur la chaussée. À droite on a parfois du sec, à gauche, on peut arriver à 30 cm de fond. C’est une partie de navigation qui commence. La roue arrière comme dérive, comme safran notre roue avant. Nous subissons tous les flux et reflux de l’onde. Pas de vent, mais des courants à négocier partout. Entre les scooters, les voitures et les bus, tout est agité et nous remue sans cesse. Quand un véhicule ne s’en tient pas à l’allure lente qui sied, c’est une déferlante qui nous asperge. 

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Une fois dans la campagne, la route est parfaitement sèche et égouttée. On file bon train jusqu’à la côte. 

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Arrivés à Hai Phong, nous allons directement au petit port où se concentre les navettes qui vont à Catba. Il ne faut pas quelques minutes pour comprendre que les choses vont être difficiles pour mener nos vélos sur l’île. 

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Les vietnamiens ne perdent pas la face, jamais. Ce qui les rend très versatiles. La rabatteuse avec qui nous négocions le prix des tickets nous en donne un parfait exemple. Comme un de ses collègues crie qu’il ne veut pas de vélos sur son rafiot, elle veut clore la discussion. Mais quand on lui demande pourquoi et rappelant le prix qu’elle proposait, elle explose et hurle : « No, no ». 

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Désavoué ou pris ma main dans le sac quand il arnaque, le vietnamien se met à gueuler ou évite tout nouveau contact. Ne pas perdre la face.

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La seule solution est de repartir vers le second embarcadère, 17 km en aval de la rivière, pour prendre la dernière tournée d’un autre bateau. 

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En face de la baie d’Halong, ignoré des touristes, s’étend le port desservant en marchandises Hanoi et toute la région industrieuse du nord. Très vite la route est blindée de camions pleins ou vides, en incessante rotation. Évoluer en vélo est un enfer. 

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Une file de camions à l’arrêt. À un croisement, un poids lourd vient de percuter un scooter et de rouler sur le bras gauche du conducteur. Allongé par terre, le malheureux attend les secours qui vont devoir se frayer un chemin dans l’embouteillage. Après nous être assuré que nous ne pouvions rien faire pour lui, nous repartons, plus prudents que jamais. 

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Arrivés à l’embarcadère, le bateau est parti depuis longtemps, il finit son trajet retour et va s’amarrer à une bouée. 

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Aucun logement depuis le centre-ville, dans cet immense port industriel. Les flics de l’immigration ne veulent pas nous loger. 

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Heureusement, au bâtiment de la sûreté maritime, les pompiers de la mer nous ouvrent grand leur porte, nous logent et nous nourrissent gratuitement. En attendant le premier navire pour Cat Ba. 

4 Commentaires sur “Ne pas perdre la face, 25 juin 2015

  1. bienvenue en chine…..c est de berck que je pense bien a vous en attendant de vs revoir tres bientot

  2. A l’heure où certains entament le Tour de France, moi ma soeur elle termine son Tour du Monde. Et ouai !

  3. et oui , renseignements pris aujourd hui sur le tour de france entre Arras et Amiens poids du velos 7 kgs dérailleurs éléctriques et surtout des équipes de 8 entourés d autant de personnes pour les nourrir , masser , parler , réparer , coacher etc
    j ai bien pensé à vous avec toute cette foule le long de la route
    chapeau les jeunes , le team Coupé wallez , c est de la dynamite, de la persévérance , de la force physique , de la cuisine et j éspére bien un peu de massage florian tout d une grande équipe du tour de France en fait !!!!

    bises et à bientot

  4. vivement dans un mois……encore un peu de courage gros gros bisou

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