Lundi 3 au mercredi 5 novembre 2014

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Nous voyons nos premiers camions turcs sur la route.

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La récolte du coton bat son plein, nous croisons des moissonneuses d’un type particulier, les bords de route sont moutonnés de blanc et les camions sont remplis jusqu’à la gueule.

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À Kavala, nous prenons un bain dans la méditerranée, l’eau est fraiche mais le temps est clair, une douche est même disponible, quelqu’un a du oublier de couper l’eau.

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Sur le bord de la route, nous croisons les petites coquilles d’escargots morts sur le macadam, les écraser nous occupent.

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Mangeant une pita, il s’agit d’expliquer au grand-père de la tenancière par où nous sommes passés. Lorsque nous lui expliquons que nous sommes passés par la Macédoine, il s’exclame que « La Macédoine, c’est ici ! » car en effet les grecs ont une plusieurs régions dénommées Macédoine orientale/centrale/occidentale frontalières avec l’ancienne république yougoslave.

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La récolte des olives bat aussi son plein. Voici comment on procède : une bâche est disposée sur le sol et l’arbre est secoué grâce à une sorte de touilleur mécanique pour faire tomber les olives. Parmi les travailleurs, nous rencontrons pas mal de roms venus de Bulgarie.

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Nous dormons un soir à Porto Lagos.

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Alors que la nuit est tombée, nous nous arrêtons boire un verre sur l’invitation d’un cafetier attablé à sa terrasse déserte. Nous n’avons pas encore de logements et espérons qu’il nous aidera à trouver un coin où poser notre sac de couchage. Finalement nous comprenons vite que le gusse veut simplement passer le temps. L’invitation se révèle même boiteuse puisque nous payons nos cafés au prix fort.

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Sur le port, deux bateaux de pêcheurs arrivent le soir, chacun armés d’une dizaine de marins. Les crustacés sont débarqués en vitesse et le pétrole remplit la cuve rapidement Nous assistons à ce manège sur le quai désert, occupé seulement par le camions frigorifique et les voitures des femmes. L’un des marins est appelé pour dérouler une corde : « calamari ! ». Le pêcheur-poulpe enfonce son bonnet sur la tête et rapplique en vitesse. Un plongeur est aussi mobilisé pour inspecter l’hélice et couper quelques déchets de plastique qui l’entrave.

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Les gardes-côtes sont aussi sur le quai. Pour l’anecdote, nous avons remarqué que les plaques d’immatriculation grecques comportent des caractères communes aux alphabets latins et grecs. Il n’y a donc pas Σ, Ω ou W. Seuls les gardes-côtes ou les militaires ont ce privilège de n’utiliser que les lettres spécifiques à l’alphabet grec.

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En quittant Porto Lagos, nous pédalons entre mer et lac, les pélicans, hérons, mouettes et cormorans font mine de bien s’entendre.

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Sur le bord de la route, face au soleil, nous voyons un panneau déplorant le partage de Chypre, question visiblement épineuse pour grecs et turcs.

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A Xilagani nous mangeons deux pitas coup sur coup, des papis turcs et une arménienne tentent de converser avec nous. Plus loin, un cafetier nous donne deux bouteilles d’eau.

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